Synopsis du film : Shutter Island
Basé sur le livre de Denis Lehane publié en 2003, Shutter Island revient sur la quête mystérieuse de Teddy Daniels, un jeune Marshal chargé de retrouver Rachel Solando (Emily Mortimer, que nous avons récemment eu la chance de découvrir dans City Island).
Emprisonnée pour avoir noyé ses trois enfants, Rachel disparait sans laisser aucune traces. Elle est pourtant enfermée à double tours dans sa cellule de l’hôpital psychiatrique d’Ashecliff. Cet établissement accueil les patients les plus dangereux, ceux dont les autres prisons ne veulent pas prendre la responsabilité. Pourtant, c’est un des seul hôpital psychiatrique du territoire américain qui traite ses patients avec respect et dignité. L’un des éléments clé de la thérapie, qui nous est présenté au début du film, est de faire accepter au patient une part de leur folie, et que cette folie soit accepté en tant que réalité.
Teddy va devoir faire preuve de persévérance. Il est confronté au silence des patients, du personnel médical et des responsables de l’établissement d’Ashecliff. Avançant avec détermination, son objectif se dédouble et il va peut à peut faire de cette quête une victoire personnel et passionnelle.
Critique du film : Shutter Island
Difficile de rédiger une bonne critique de film sans révéler trop d’éléments de l’histoire, surtout lorsqu’il s’agit de Shutter Island. Scorcese revient au devant de la scène avec un film brillamment dirigé, et qui vous donnera sans aucun doute froid dans le dos.
Je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de lire le livre de Denis Lehane, dont Martin Scorcese fait l’adaptation. Pourtant, le film m’a vraiment donné envi de le faire. D’une part, parce que je n’ai entendu que des critiques positives sur cette auteur, et d’autre part, parce que le scénario et la construction de l’intrigue doivent être beaucoup plus riche dans la version littéraire. Le scénario, complexe et vraisemblablement synthétiser, ou du moins simplifié pour les besoins du film est très bien valorisé, et ceux pour plusieurs raisons :
D’abord à cause de la filmographie du réalisateur New Yorkais, qui nous a habitué aux films policier (The Departed). En guise d’introduction, l’arrivée sur l’ile reste pour moi une séquence emblématique du film car elle correspond assez bien à la vision que j’ai des films noirs des années 1950. Ainsi le spectateur se laissera assez facilement séduire par l’aspect initial du long métrage.
Ensuite, parce que la distribution, les costumes, l’éclairage, le maquillage et les accessoires sont travaillés avec minutie. Comme bien souvent dans les films de Martin Scorcese, cette somme de détails sommaires facilite l’immersion du spectateur dans l’histoire. Au fil des réalisations, il est évident que Di Caprio se laisse encore mieux diriger par Scorcese et il lui accorde une confiance totale. Leur affection, voir leur admiration mutuelle rend leur travail encore plus harmonieux. Di Caprio a d’ailleurs laisser entendre que ce rôle avait pour lui constitué un véritable défis car la personnalité du personnage qu’il incarne était infiniment complexe.
Shutter Island est un aussi un hommage au cinéma d’Alfred Hitchcock, dont il suit la tradition et les codes. Comment ne pas se laisser impressionner par les séquences qui ont lieux au bord des falaises !
Le film est toujours en salle, alors si vous avez 3h devant vous, n’hésitez pas !